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Fãv

L'avant-poste fãvien fut ouvert en l'an 1000 de l’ère de Milédie. Le Centurii désigné pour cette tâche se nommait Arack; il recruta, de ses propres moyens, une poignée d'hommes en chemin. La tâche fut ardue; à ce moment, nul n'appréciait leur présence en terres carmaniennes et les divers autres groupes qui venaient de s'installer l'avaient fait justement pour fuir ou combattre le mode de vie de l'empire fãvien.

 

La tache première du peuple était, bien sûr, la conquête du nouveau territoire en détruisant toute forme de Mal et en assimilant les alliés potentiels. Dans le chaos et le doute du commencement, l'avant-poste fãvien devint la guilde de Brass. Guess, un barbare, fut nommé responsable du groupe. Mais cette supercherie, cette déviation née de rumeurs et d'arnaques de fourbes ennemis, ne dura pas très longtemps; elle ne tint plus la route lorsque le roi Fãv lui-même vint la dénoncer.

Le groupe reprit le titre d'avant-poste fãvien et Guess en demeura quelque temps le responsable. Or, son cœur était impur et chaotique. Une jeune recrue du nom de Rendrag poussa le barbare hors du poste pour tenter de redresser la situation et pour faire de cet avant-poste un étendard fier de l'empire qui le soutenait. Les légendes n’oublieraient pas toute l'ardeur qu'a mise ce grand homme à la tâche; il remit l'ordre en place, dictant les lois du peuple haut et fort, les faisant respecter; il chassa les impurs du peuple et le disciplina; il entraîna les hommes, qui gagnèrent par la suite maintes guerres importantes, dont celle de la défense contre l'invasion de l'Armée de la Mort lors de son premier passage. Rendrag fut le premier homme à mériter le titre de Seigneur en terres carmaniennes.

 

Deux ans plus tard, il fut appuyé par le Centurii Vainard Vadrencourt. Ayant perdu tous ses soldats lors de l'assaut des Hommes du Nord, il eut mission d'épauler le Seigneur Rendrag; ainsi, le Centurii passa au titre de Commandant.

En l'an 955 de l’ère de Patchatrack, les Fãviens bâtirent un second avant-poste sur les terres, pour ensuite le léguer à la Gnilis. Ils espéraient ainsi fortifier leurs liens et les mener à signer un traité d'alliance avec l'empire fãvien. La guerre était proche, et le peuple ne pouvait l’ignorer. Voilà pourquoi les titres changèrent de porteurs et l'avant-poste passa de la peuplade au militariat. Vainard regagna son titre de Centurii et Rendrag passa de Seigneur à Garde du corps.

 

L'avant-poste connut alors les pires temps de son histoire. En plus d’être sans cesse ravagé par des ennemis supérieurs en nombre, la Gnilis avait trahi leur traité d'alliance et Rendrag partageait de force son corps avec un Diable. Le moral était au plus bas mais, alors qu'ils étaient sur le point de sombrer et ce, juste avant la guerre, ce qui leur aurait coûté leur honneur et aurait attiré la honte sur eux le restant de leurs jours, une garnison de troupes fraîches arriva. Des hommes, des nains et même des hobbits sortant d'on ne sait où vinrent renflouer les rangs fãviens.

La guerre eut finalement lieu en l’an 957 de Patchatrack et l'empire fãvien la gagna, mais pas l'avant-poste, qui se retourna contre leur nation mère à cause d’une histoire qui racontait des faussetés sur leur Roi. À partir de ce jour, ce fut Arben Reillik et Kanoc Torunn, un nain de Kibil-Barak, qui dirigèrent le peuple des fãviens rebelles. Ces hommes de cœur étaient isolés, sans aide aucune pour supporter le poids de leur rébellion. Seules les Ombres blanches, une petite poignée d’éclaireurs d’élite dirigée par le légendaire Tchaoe, soutenaient ces nouveaux Fãviens dans leur quête de justice. Malgré leur situation plus qu’instable, tous avaient l’espoir de voir triompher la cause pour laquelle ils avaient renié leurs frères d’armes, leurs supérieurs et leur Roi; selon eux, leur victoire ferait renaître la paix au sein de l’empire fãvien, où ils pourraient enfin retourner en tant que sauveurs de l’honneur de Fãv.

 

L’an 958 de Patchatrack fut dur sur le moral pour les Fãviens de cœur, qui durent défendre leurs idéaux face à l’assaut alborãdien et se battre aux côtés d’Orbb Valsharess pour défendre Carma de la croisade torgalienne. Le désespoir poussa les rebelles à oublier qui ils étaient et d’où ils venaient. Une à une, les lois instaurées par le Roi qu’ils voulaient libérer furent bafouées.

Lorsque le véritable Roi Fãv apparut sur les terres, libéré de sa prison par le Marquis de Perceval, il donna le coup de grâce aux rebelles en exécutant leur chef, Vainard Vadrencourt. Celui-ci accepta ce châtiment, conscient que leurs actes avaient jeté le déshonneur sur le demi-dieu de la fierté. Cet acte acheva les Fãviens de cœur qui, démoralisés et sans le sou, disparurent une nuit en combattant une dernière fois le Mal.

Une année s’écoula sans qu’un vrai Fãvien ne foule les terres de Carma. Les seuls représentants de l’empire étaient les envoyés d’Amoulãv qui, ne s’étant jamais mêlés aux luttes pour le trône, furent sauvés de l’expulsion. Durant cette année, malgré les efforts d’Alborãd, la rébellion s’essouffla, puis s’éteignit avec l’exécution de l’ancien Roi Fãv par celui que l’on nommerait alors l’Empereur Ditulio.

Avec l’arrivée d’une nouvelle ère divine, vint aussi une nouvelle époque pour l’empire de Fãv. Au printemps de l’an 1 d’Aélis, des membres de l’armée fãvienne se présentèrent aux portes de leur avant-poste en vainqueurs. Le Général Anderson annonça aux Alborãdiens la fin de la rébellion et leur Centuriie Melisande confirma leur soumission à l’empire. Avec eux arriva le Garde du corps Ardos, fils du Maréchal Marvin, venu redonner à l’avant-poste fãvien sa rigueur d’antan.

Avec le clan d’Alborãd sous ses ordres et ceux de Lacordia et de Yanista qui avaient finalement signé la charte fãvienne, l’avant-poste de Fãv s’imposa comme véritable défenseur du Bien sur les terres de Carma. Or, à l’échelle mondiale, l’armée auparavant puissante et offensive dut réorganiser ses troupes et, même, faire des retraites à certains endroits. L’abandon de Kibil-Barak et l’état de surveillance d’Alborãd coûtait en soldats et en énergie et nombreux étaient les ennemis qui en profitaient pour lancer des contre-attaques. Si Fãv avait vaincu la rébellion, celle-ci avait tout de même affaibli l’empire.

En temps de guerre, les sacrifices sont inévitables ; le Prince Guillaume dut ravaler sa fierté et marchander avec le peuple des Hommes du Nord. Les exigences de leur vieil ennemi étaient déchirantes : la paix contre les douze Maréchaux fãviens. Quant au front Ouest, les pertes en vies et en zeptas y étaient trop grandes. Fãv dut exécuter un repli défensif et fortifier sa position, perdant ainsi la communication avec Amoulãv. Sur les autres fronts, les légions réussirent à se stabiliser, regarnissant tranquillement leurs rangs et retrouvant des prisonniers de guerre libérés de prison. Pendant ce temps, l’Empire solidifia ses ententes avec les tribus octazones et tenta tant bien que mal de soutenir Zigil-Inbar.

Toutefois, en l’an 4 d’Aélis, une attaque vicieuse détruisit plusieurs légions et fit perdre à Fãv une large portion de territoire au Sud-ouest. Au même moment, une seconde attaque au Sud-est permit à l’ennemi de récupérer une partie de territoire et, du même coup, de libérer les nombreux détenus d’une prison fãvienne qui s’y trouvait. Pour récupérer ce territoire, l’Empire n’eut d’autre choix que de retirer son soutien à Zigil-Inbar, qui ne tarda pas à tomber sous l’occupation ennemie.

 

 

Dernière mise à jour:  05-10-2011 Web master Nailo©carmalalegende.com