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Parmi tous les aventuriers qui fouleront les terres de Carma en quête de gloire et de prestige, quelques rares héros s'élèveront au dessus de la masse en accomplissant des actes grandioses; certains porteront la couronne d'un royaume, d'autres réussiront une mission salvatrice
pour le monde et certains même goûteront à l'essence divine.

Quels qu'ils soient, ceux qui remportent la victoire au jeu de la vie verront leur nom traverser les époques. Ainsi, ces légendes méritent que leur parcours soit honoré en ce
Temple de la renommée.

 

 

Arben Reillik
Demi-dieu de la Légende

C’est dans un village alborãdien de plus ordinaires qu’en 987 de l’ère de Milédie, naquit Arben Reillik. Provenant d’une modeste famille paysanne, il se fit rapidement remarquer par un oncle mage. Celui-ci fut surpris de voir un enfant plus intéressé par les livres que par les jeux de guerre. Lorsqu’Arben eut onze ans, son oncle proposa de le prendre sous son aile et d’en faire son apprenti. Ses parents, ravis de voir Arben promis à un avenir de mage, profession très valorisée en terres alborãdiennes, acceptèrent sans hésiter.

Or, la période d’apprentissage d’Arben ne se déroula pas comme prévu. Alors qu’il manifestait des habiletés mentales bien supérieures à la moyenne, Arben n’avait tout simplement pas la discipline nécessaire à l’étude de la magie. Il préférait les œuvres de fictions et la poésie aux grimoires renfermant les secrets de Kurtimès.

Lorsqu’Arben atteignit ses quatorze ans, son oncle abandonna et lui proposa d’utiliser toutes les histoires et légendes qu’il avait apprises pour tenter sa chance comme ménestrel. Arben se mit donc à sillonner villes et villages alborãdiens, logeant dans des auberges souvent peu recommandables en échange de soirées animées. C’est justement dans l’une de ces auberges qu’il entendit parler pour la première fois des terres de Carma, cet endroit au centre du monde où tant d’enjeux étaient débattus. Après un an de vie de troubadour, écoutant son cœur aventureux et sa curiosité naturelle, il se rendit donc en territoire carmanien.

 

 




Quelques mois après son arrivée, Arben se joignit à l’Empire de Fãv, où il offrit ses services de ménestrel. Rapidement, ses adversaires apprirent à craindre non pas son épée affutée, mais bien son esprit agile et sa parole facile. Il devint un des membres les plus influents du petit avant-poste fãvien, celui à qui on confiait systématiquement les missions diplomatiques.

Les choses changèrent radicalement lorsque les Fãviens des terres de Carma apprirent un terrible secret au sujet de leur suzerain. Leur Roi, qu’ils connaissaient sous le nom de Fãv, n’était autre qu’un usurpateur. Une poignée d’hommes, guidée par Arben et le Seigneur Rendrag, tenta de renverser l’imposteur afin de remettre le Roi légitime sur le trône. Leurs efforts, quoique louables, furent vains et la rébellion s’éteignit, comme tous ceux qui l’avaient initiée… sauf Arben Reillik.

Le barde tenta de poursuivre sa quête de vérité en rejoignant son peuple d’origine, Alborãd. Encore une fois, malgré d’innombrables efforts, ce fut un échec. Il se résigna donc à lutter pour l’Empire de la lumière, même si pour cela, il devait prêter allégeance à Ditullio.




Alors qu’il venait de s’engager dans la voie de la prêtrise, il s'attaque courageusement à une des plus puissantes, sinon la plus puissante Litch de Mortès. Celle-ci, en créant un mort-vivant avec le cadavre du vieux sage Aussininubis, souillait le cycle sacré de la vie. Il dut user non seulement de ses talents martiaux, mais surtout de son intelligence pour vaincre cette abomination. La victoire d'Arben attira l’attention de sa Déesse, Reganatride, qui le gracia de l’évolution du Badin.

C’est par la suite qu’une immense menace se mit à planer non seulement sur les terres de Carma, mais sur toutes les nations connues. Cette menace, nous l’appelons désormais simplement la Légende. C’est Arben qui utilisa toutes ses capacités de persuasion pour convaincre douze peuples ennemis de s’allier pour combattre la menace. C’est Arben qui sacrifia sa personne et sa santé pour apprendre de cruciales informations visant à combattre la menace. C’est finalement Arben qui mena l’assaut victorieux contre la Légende.

 

Ce sont ces exploits qui façonnèrent la renommée d’Arben et qui inspira la foi dans le cœur des paysans comme des aventuriers, l’élevant ainsi au rang de Demi-dieu de la Légende.

 

 

 

Maikatasarë
Reine sans couronne de Férémar

Son nom est un poison amer craché par le peuple servile des Araignées; tant ils prendraient plaisir à l’asservir… murmuré d’un souffle réprobateur par les hauts elfes de l’Île; pourquoi renie-t-elle ses racines arrachées ? Depuis la naissance du territoire, elle voit se retirer les anonymes et naître les héros, sans rien oublier des déboires de ses pairs.

Longue est sa route, bien des obstacles l’ont fait vaciller; de peine en misère, son âme s’est endurcie. D’abord dévouée à ceux de sa race, pionnière de l’Alliance solidaire, son dieu était le noble et puissant Kurtimès. Elle épousa Elfinn, un hybride de la même nature qu'elle. Or, quelques années plus tard, il rejoignit contre son gré ses anciennes maîtresses sous la forme arachnide et périt durant la guerre fãvienne. Alors que l’essence de Zénith reposait sous sa tombe mensongère, elle qui était seule à avoir découvert son véritable visage entraîna tous ses compères dans ce rituel à la face cachée qui lui insuffla une seconde fois la vie.

C’est en cette même nuit que Maikatasarë quitta ses confrères de sang; elle rejoignit la guilde du Scorpion et y fit s’épanouir sa sombre nature. Guidée par d’obscurs désirs, elle accompagna Elfinn et Zénith dans l’assouvissement de leur rancune. Ils ouvrirent une brèche dans les entrailles corrompues de la terre et en exhumèrent une puissance oubliée : Fhost, que la vengeance maintenait en force depuis des millénaires.

 



Fruit acide d’une mystérieuse alchimie, elle est née elfe mais devint un parfait amalgame entre lumière et noirceur. Cette communion avec le drow permit à la grande mage d’exercer dans les sphères magiques et nécromantiques. L’an 958 de l’ère de Pachatrack fut une véritable course à la survie pour Maikatasarë, qui entreprit une mission presque suicide dans les souterrains ennemis. Elle en réchappa non seulement en vie, mais avec succès. Ses nombreuses ruses et son esprit affuté permirent à son côté obscur d’évoluer vers le Drow de l’ombre. Pour un temps, elle fut d'une neutralité absolue et ne prit part à aucun conflit. Si elle avait auparavant réussi son test de grande mage, elle se mérita avec brio son titre d'archinécromancienne.

Lorsque l'appel du destin se fit entendre, Maika atténua sa neutralité et n'hésita pas à choisir son camp. Elle se délesta de ses sorts de mage dans un échange des plus profiteurs, où elle gagna sa vengeance. De par ce sacrifice nécessaire, elle devint propriétaire de l'âme de Zorck, qui avait voulu sa perte. Elle sut mettre cet atout à profit de ses sombres desseins et autour d’elle, peu à peu, une aura de prestige se tissait.

C’est en l’an 960 de Patchatrack que se concrétisa ce à quoi Maikatasarë avait voué son existence. L’exécution de la Reine noire Fhost fut la première pierre lancée aux matrones, annonçant la chute prochaine de leur règne. Sa notoriété grandissante s’enrichit de cet exploit et Maikatasarë se dédia toute entière à la rébellion du peuple noir.




Puis vint Férémar, terre nourrie du sang des combattants et murs érigés par le courage des survivants, nation née d’une seule et même volonté, celle de vivre libre. Maikatasarë vit en ce peuple le reflet de ses ambitions. Inspirée par ce vent de fraicheur, une allégeance à l’agile Félax se joignit à celle qu’elle voulait à Théorus, maître stratège.

Dès lors que Férémar devint la terre d’accueil de sa guilde, l’archinécromancienne prit le clan sous son aile pourpre et veilla sur ses nouveaux pairs de son œil de corbeau. Or, l’ère de la Dame du Scorpion était révolue entre les deux monts. Son regard portait plus loin, vers l’apogée de la gloire et des idéaux. Planant sur les ailes de sa renommée, son nom fut rapidement sur toutes les bouches et son ombre surplombait ses ennemis.

Une mission s'imposa à elle : s’élever à la dirigeance du peuple chaotique. Dévoilant ses aspirations au grand jour, l’archinécromancienne acquit le soutien non seulement des trois alliances de peuples, mais aussi des Demi-dieux souverains et, considérable exploit, des deux divinités mêmes qu’elle vénérait. La grande Dame voulut représenter Férémar envers et contre tous, défendre le territoire contre les tyrans et le pousser aux plus hauts sommets.

Respectée par le Conseil et louée par le peuple, elle prit place à la tête de Férémar : Maikatasarë, Reine sans couronne d’un royaume sans loi.

Dernière mise à jour:  15-08-2011 Web master Nailo©carmalalegende.com  

de Demi-dieu