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Tuor

Tuor a été rescapé d’un village en décombres par Chatam, qui l’éleva comme son fils dans l’orphelinat du comté de Brambouc. Ce fut une bonne intuition de la part du prêtre de Cyrius que de l’élever dans sa foi; Tuor semblait être né pour servir son prochain. Lorsqu’il approcha de l’adolescence, ses convictions le menèrent à suivre la voie du sacrifice  de soi et de la justice. C’est pourquoi il opta pour le paladinat, la profession de sa déesse bien-aimée.

Combattant valeureux aux valeurs incorruptibles, il suivit son père adoptif et son ami Turin, paladin de Théorus, dans un voyage religieux qui les mena jusqu’aux terres de Carma. Ils y traversèrent de grandes épreuves et leur chemin se sépara de celui de Turin, qui découvrit ses véritables origines.

Prônant avant tout le respect et la dévotion, il n’hésite jamais à se sacrifier pour une juste cause au nom de Cyrius. Il tente d’illustrer par sa parole et par les actes la noblesse et la pureté.

Il a participé avec ferveur au combat visant à reconquérir le château de Carma, prises par les fãviens conquérants. Par sa parole empreinte de foi en la bonté du monde, il a su troubler dans ses convictions un être purement maléfique, le démon de la plague.

Le plus beau jour de sa vie fut certes lorsqu’il eut l’honneur de rencontrer un élu de sa déesse, l’Ange Vynnius Vitchyus, qui lui prodigua de précieux conseils de vie.

 

Turin Hador

Fils de Bertho Hador, il a quitté le royaume en guerre alors qu’il était encore enfant avec son frère cadet, Socal. Pourtant, Turin arriva seul à leur destination finale. Socal disparut en pleine nuit, sans laisser de trace.

Le jeune prince hadorien poursuivit donc son éducation loin de ses racines. Établi dans un orphelinat du comté de Brambouc, le prêtre Chatam lui enseigna la voie du bien. Peu à peu, ses instincts s’estompèrent, laissant place à une bonté passive, imposée par la force des choses. Il se lia d’amitié avec un jeune garçon dénommé Tuor, même si ce dernier était aussi candide que Turin était astucieux.

À l’âge de quinze ans, les deux jeunes hommes accompagnèrent le père Chatam jusqu’aux terres de Carma. Turin, comme en écho à son peuple natal, avait suivi la voie du paladinat et prônait la sagesse de Théorus.

C’est sur ces terres mouvementées que sa vie jusqu'alors si simple se transforma en véritable labyrinthe. Il développa des liens avec le peuple de l’Alliance et en devint même durant quelques lunes le représentant humain siégeant au conseil. Or, à peine un an plus tard, ses retrouvailles inattendues avec son frère Socal le fit basculer vers l’anti-paladinat de la guerre et de l’esclavage.

Dès lors, son allégeance vacilla d’un côté à l’autre de la balance. Turin tenta de sauver les derniers rebelles de Hador, qui voyaient le prince déchu comme le sauveur de leur cause.

La dernière fois qu’on l’a aperçu sur les terres carmaniennes, son frère et lui s’engagèrent dans un duel enflammé. Socal cherchait à réveiller chez son aîné des pulsions oubliées, il n’échoua qu’à moitié. Déboussolé, égaré dans son labyrinthe intérieur, Turin est disparu de la carte depuis près de deux années.

 

Tulzerax

Il fut un temps, avant que les terres de Carma ne voient le jour, où le jeune elfe ne connaissait rien d’autre que la sérénité de l’île yanistoise. Il fut tiré de cette vie paisible par un tragique événement. Son jeune frère Santar fut capturé par l’Armée de la mort et revendu comme esclave au peuple drow. Dès lors, il oublia sa vie paisible et changea son nom pour un patronyme aux consonances moins elfiques : Tulzerax. Combattre le poison par le poison devint sa devise; il étudia l’art de la sournoiserie et devint lui-même voleur de profession afin de mieux comprendre son ennemi.

Après plusieurs années, Tulzerax, qui s’était installé sur les terres carmaniennes, put enfin libérer son frère des griffes de l’Araignée. Ce dernier, le corps et l’âme torturés, n’était plus que l’ombre de lui-même. Cet épisode marqua tant le jeune Tulzerax que sa haine des drows devint pour lui aussi nocive qu’un poison qui s’insinue lentement, assombrissant sa vision du monde.

Pionnier du territoire, Tulzerax a vu naître et parfois mourir des clans, des légendes, des idéaux. On le poussa à être le représentant du peuple que l’on nommait alors l’Alliance; on voulait de lui qu’il guide ses semblables vers le droit chemin, mais sa propre voie lui semblait tortueuse. Il libéra plusieurs êtres de leurs entraves et porta son aide à bien des esprits tourmentés : la hantise que l’on nommait le fantôme oublié trouva la renommée grâce à Tulzerax et Zaura;le barbare Guess, accablé par une malédiction faisant de lui un zombi juju, connu la délivrance grâce à son ami elfe; le jeune éclaireur ramena même un humain du nom de Ramsha vers la Lumière grâce à ses paroles sensées. Or, chaque victoire des peuples du Mal l’enfonçait plus loin dans sa noirceur. La mort du Sylvanien, qu'on nommait la Dryade, par un poison divin fut la goutte qui fit déborder la fiole. Les drows, encore les drows, avaient saboté un être auquel il tenait. Peu de temps après, Tulzerax délaissa son poste de représentant pour se concentrer sur ses sombres desseins.

 Le fiel qui coulait en lui depuis des années envahissait ses sens, le rendait plus amer que jamais. Le poison qui avait tué la Dryade avait aussi tué ses derniers espoirs. Du même poison, il imprégna son sang, dans un désir malsain de devenir ce qu’il désirait vaincre. C’est ainsi que Tulzerax fut le premier elfe depuis des millénaires à recréer le cycle en devenant un drow.

Aujourd’hui, après une année d’errance, Tulzerax est revenu en force. Assumant pleinement sa condition d’elfe noir, il est plus résolu que jamais à vaincre le poison par le poison, détruire l’Araignée par son propre venin. Devenu maître voleur, il a dépassé bien des drows dans leur propre spécialité. Et la nuit, lorsque sa lame fend le silence, c’est pour abattre son courroux sur ceux qui ont noirci son existence.

Dernière mise à jour:  17-11-2012 Web master Nailo©carmalalegende.com